9 Conseils pour la Conduite d'Aventure et le Camping sous la Pluie

9 Conseils pour la Conduite d'Aventure et le Camping sous la Pluie

Le plaisir du voyage moto, nous le connaissons tous. Explorer sur deux roues est à la fois amusant et apaisant. Monter le camp et s’endormir sous les étoiles, c’est le rêve. Jeu de mots assumé.

Pourtant, demandez à n’importe quel motard expérimenté en trail, il vous dira que ces moments sont rares. En réalité, vous passez votre temps à consulter la météo, en espérant le meilleur et en vous préparant au pire.

Le pire, c’est d’être surpris par un très mauvais temps. Et même si nous préférerions l’éviter, si vous voyagez à moto assez longtemps, vous finirez par rouler (et camper) sous la pluie.

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des moyens de gérer cette situation. Voici neuf conseils pour voyager à moto et camper sous la pluie.

1. Faites vos bagages intelligemment

Avant même de partir, réfléchissez à ce que vous allez emporter. Si votre moto est équipée de sacoches ou de bagages d’origine, vérifiez leur résistance aux intempéries. Même si le constructeur les annonce étanches, partez du principe qu’ils ne le sont pas. Par précaution. Si ce n’est pas le cas, équipez-vous de bonnes sacoches étanches, comme les MotoBags.

Emportez au moins deux sacs étanches pour garder vos affaires importantes au sec. Le premier contiendra ce qui doit rester sec en permanence. Le second doit avoir assez de place pour y mettre des affaires en urgence si un orage soudain vous surprend.

Au moment de faire vos bagages, rangez d’abord les affaires qui doivent rester sèches, pour qu’elles soient le mieux isolées de l’eau. Rangez ensuite le reste selon l’importance de le garder au sec.

Une fois au camping, ces affaires seront sorties en dernier, quand le reste du camp sera installé, pour avoir les meilleures chances d’échapper à l’eau.

2. Emportez une bâche

Sous la pluie, une bâche vaut son pesant d’or : elle vous offre un abri immédiat et vous laisse le temps de préparer votre tente moto.

Placez-la à un endroit sûr de votre moto et facile d’accès : ce sera la première chose que vous décrocherez en arrivant.

Attachez deux coins à des arbres (ou à des perches, ou à tout autre support adapté), puis fixez les deux autres coins bas, voire au sol, pour obtenir un abri en pente qui évacue l’eau. N’oubliez pas d’orienter la bâche face à la pluie. Sinon, votre abri ne servira à rien.

Conseils pour camper à moto sous la pluie

Tendez bien la bâche pour que l’eau ne s’accumule pas dessus. Ensuite, attaquez-vous à l’installation de votre camp. Quand le temps s’éclaircit, la bâche offre aussi un coin d’ombre agréable pour vous reposer si besoin.

3. Choisissez bien votre emplacement

Quand il pleut, ou qu’il va pleuvoir, choisissez avec encore plus de soin l’endroit où vous installez votre abri pour la nuit. Cela va sans dire, mais évitez les terrains bas, les fonds de vallée et les pentes.

En gros, tout endroit où l’eau peut s’accumuler ou s’écouler n’est pas l’endroit où vous voulez dormir.

Choisissez un terrain en hauteur. Pas forcément le point le plus haut, mais un endroit où l’eau s’éloignera de vous au lieu de venir vers vous. Imaginez où l’eau aurait tendance à couler ou à stagner, puis choisissez un autre endroit.

4. Filets à bagages

Si vous devez appliquer l’un des autres conseils de cet article, c’est que le voyage ne se déroule pas exactement comme prévu (autrement dit, il pleut). Vous devrez donc sans doute transporter à l’extérieur quelques affaires que vous comptiez ranger dans vos bagages.

Vous pourriez aussi récupérer en route des objets pour lesquels vous n’avez pas de place. Les filets à bagages sont parfaits pour arrimer ces objets. Un sac de couchage ou une tente mouillés ? Arrimez-les par-dessus vos autres affaires et laissez le vent les sécher pendant que vous roulez.

5. Équipez-vous

Jusqu’ici, nous avons parlé de ce qu’il faut faire au moment de monter le camp, mais pas du trajet lui-même.

Vous aurez besoin d’un équipement imperméable. Bonne nouvelle : de nombreuses marques fabriquent d’excellents équipements imperméables : vestes, pantalons, gants, bottes et tout ce que vous pouvez imaginer. Utilisez-les.

Et n’oubliez pas de superposer les couches. Le vent et la pluie vous refroidissent instantanément dès que vous roulez. Maintenir votre température corporelle peut faire la différence entre la vie et la mort. Ce qui nous amène au point suivant :

6. Évitez l’hypothermie

Comme nous l’avons dit dans le dernier article, l’hypothermie doit être évitée à tout prix, car elle peut littéralement vous tuer. Rouler à moto mouillé vous refroidit instantanément, même à faible allure.

Pire encore, l’hypothermie peut s’installer lentement. Raison de plus pour vous surveiller si vous avez encore froid alors que vous portez tout ce que vous avez. C’est d’autant plus vrai si vous roulez seul.

Les frissons sont le premier signe que votre corps a froid. Cela ne veut pas dire que vous êtes en hypothermie, mais c’est le premier signal d’alerte : votre corps a besoin de se réchauffer.

Retirez vos vêtements mouillés et enfilez quelque chose de sec (dans les cas extrêmes, si vous n’avez rien de sec, mieux vaut peut-être ne rien porter du tout).

Cherchez un abri si possible et, si vous avez un réchaud, faites chauffer de l’eau, versez-la dans une bouteille et tenez-la dans vos mains ou contre votre cou. C’est pourquoi il est judicieux d’emporter des compresses chauffantes. Au cas où.

7. Attention à l’état des routes (partie 1)

Le moment le plus dangereux pour rouler sur la route est lorsqu’il commence à pleuvoir. Les premières gouttes de pluie peuvent faire remonter sur la chaussée l’huile laissée par les voitures et autres véhicules, rendant la route super glissante. Ensuite, il y a les dangers évidents qui accompagnent la pluie constante, les routes mouillées et les conditions glissantes.

Laissez beaucoup de distance entre vous et les autres usagers. Sur route mouillée, il est encore plus important d’être souple dans toutes vos actions sur la moto.

Dosez l’accélérateur en douceur, ne freinez pas brusquement et gardez en tête que vous ne pouvez pas manœuvrer votre moto aussi vite ni avec autant d’angle que sur le sec.

Si votre moto est équipée d’aides électroniques à la conduite, c’est le moment d’en profiter comme filet de sécurité. Du moins sur le bitume.

Bien préparer ses bagages pour la pluie avec les MotoBags Lone Rider

8. Attention à l’état des routes (partie 2)

En tout-terrain aussi, il faut évidemment être prudent quand le temps change, mais d’une autre manière. Le voyage en trail apporte un défi de plus quand la pluie tombe, car l’état des pistes peut changer radicalement.

Une fine couche de sable ou de limon peut se transformer en boue s’il pleut assez, et si vous ou votre moto n’êtes pas prêts pour la boue, la situation peut vite devenir dangereuse.

Même avec des pneus à crampons neufs, nous savons tous que dans la boue, tout peut arriver.

Il y a aussi les petits ruisseaux qui se transforment en rivières déchaînées quand il pleut vraiment fort. En résumé, connaissez bien votre terrain. Sinon, évitez-le si la météo menace de se dégrader.

9. Restez chez vous ou à l’hôtel

Il existe un moyen de ne jamais avoir besoin des conseils ci-dessus : restez chez vous ou, si vous êtes en route, à l’hôtel, surtout si les orages sont violents.

Nous comprenons. Même les plans les mieux préparés peuvent être bouleversés par un changement de météo inattendu. Mais si vous suivez la météo avant votre voyage et que les prévisions ne sont pas bonnes, demandez-vous si vous devez vraiment partir à ce moment-là.

Pouvez-vous le repousser d’un jour ou de quelques jours ? Si la réponse est oui, il est bien plus agréable de laisser passer le mauvais temps confortablement installé dans votre canapé, puis de partir sur les belles pistes quand le soleil revient.

Le secret pour rouler et camper à moto sous la pluie… c’est de ne pas le faire. Si vous pouvez l’éviter, évitez-le. Ce n’est pas toujours possible : connaître quelques conseils de base pour rouler et camper afin de tirer le meilleur parti d’une mauvaise situation transformera un moment pénible en simple désagrément.

Ce sont des notions assez simples : faites vos bagages en conséquence, roulez prudemment et mettez toutes les chances de votre côté. Un conseil avisé, quelles que soient les conditions.